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VIP-Blog de majid_2006
  • 1 article publié
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  • Créé le : 16/08/2006 02:59
    Modifié : 30/09/2006 03:30

    Garçon (18 ans)
    Origine : bayrout
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    Si tu pouvais jamais égaler, ô ma lyre,

    30/09/2006 03:30

    Si tu pouvais jamais égaler, ô ma lyre,


     


    slt kikou moi majid _2006 lol

    Mon cœur, lassé de tout, même de l'espérance,
    N'ira plus de
    ses vœux importuner le sort;
    Prêtez-moi seulement, vallons de mon enfance,
    Un asile d'un jour pour attendre la mort.
    Voici l'étroit sentier
    de l'obscure vallée :
    Du flanc de ces coteaux
    pendent des bois épais
    Qui, courbant sur mon front leur ombre entremêlée,
    Me couvrent tout entier de silence et de paix.
    Là, deux
    ruisseaux cachés sous des ponts de verdure
    Tracent en serpentant
    les contours du vallon;
    Ils mêlent un moment leur onde et leur murmure,
    Et non loin
    de leur source ils se perdent sans nom.
    La source de mes jours
    comme eux s'est écoulée,
    Elle a passé sans bruit, sans nom, et sans retour

    Mais leur onde est limpide, et mon âme troublée
    N'aura pas réfléchi
    les clartés d'un beau jour.
    La fraîcheur de leurs lits, l'ombre qui les couronne,
    M'enchaînent tout le jour sur les bords des ruisseaux;
    Comme un enfant bercé par un chant monotone,
    Mon âme s'assoupit
    au murmure des eaux.
    Ah ! c'est là qu'entouré d'un rempart de verdure,
    D'un horizon borné qui suffit à mes yeux,
    J'aime à fixer mes pas, et, seul dans la nature,
    A n'entendre que l'onde, à ne voir que les cieux.
    J'ai trop vu
    , trop senti, trop aimé dans ma vie,
    Je viens chercher vivant le calme du Léthé;
    Beaux lieux, soyez pour
    moi ces bords où l'on oublie
    L'oubli seul désormais est ma félicité.
    Mon cœur est en repos, mon âme est en silence !
    Le bruit lointain du monde expire en arrivant,
    Comme un son éloigné qu'affaiblit
    la distance,
    A l'oreille incertaine apporté par le vent.
    D'ici je vois la vie, à travers un nuage,
    S'évanouir pour moi dans
    l'ombre du passé;
    L'amour seul est resté : comme une grande image
    Survit seule au réveil dans un
    songe effacé.
    Repose-toi, mon âme, en ce dernier asile,
    Ainsi qu'un
    voyageur, qui, le cœur plein d'espoir,
    S'assied avant d'entrer
    aux portes de la ville,
    Et respire un moment l'air embaumé du soir.
    Comme lui, de nos pieds secouons la poussière;
    L'homme par ce chemin
    ne repasse jamais
    Comme lui, respirons au bout
    de la carrière
    Ce calme avant-coureur de l'éternelle paix.
    Tes jours, sombres et courts comme des jours d'automne,
    Déclinent comme
    l'ombre au penchant des coteaux;
    L'amitié te trahit, la pitié t'abandonne,
    Et, seule, tu descends
    le sentier des tombeaux.
    Mais la nature est là qui t'invite
    et qui t'aime;
    Plonge-toi dans son sein qu'elle t'ouvre toujours;
    Quand tout change pour toi, la nature est la même,
    Et le même soleil se lève sur tes jours.
    De lumière et d'ombrage elle t'entoure encore;
    Détache ton amour des faux biens que tu perds;
    Adore ici l'écho qu'adorait Pythagore,
    Prête avec lui l'oreille
    aux célestes concerts.
    Suis le jour dans le ciel, suis l'ombre sur la terre,
    Dans les plaines de l'air vole avec l'aquilon,
    Avec les doux rayons de l'astre du mystère
    Glisse à travers les
    bois dans l'ombre du vallon.
    Dieu, pour le concevoir, a fait l'intelligence;
    Sous la nature enfin découvre son auteur !
    Une voix à l'esprit parle dans son silence,
    Qui n'a pas entendu cette voix dans son cœur ?

    Salut ! bois couronnés d'un reste de verdure !
    Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
    Salut, derniers beaux jours ! le deuil de la nature
    Convient à la douleur et plaît à mes regards !
    Je suis d'un pas rêveur le
    sentier solitaire
    ,
    J'aime à revoir encor, pour la dernière fois,
    Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière

    Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois !
    Oui, dans ces jours d'au
    tomne où la nature expire,
    À ses regards voilés, je trouve plus d'attraits,
    C'est l'adieu d'un ami
    , c'est le dernier sourire
    Des lèvres que la mort va fermer pour jamais !
    Ainsi, prêt à quitter l'horizon de la vie,
    Pleurant de mes longs jours l'espoir évanoui,
    Je me retourne encore, et d'un regard d'envie
    Je contemple ses biens
    dont je n'ai pas joui !
    Terre, soleil, vallons, belle et douce nature,
    Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau;
    L'air est si parfumé
    ! la lumière est si pure !
    Aux regards d'un mourant le soleil est si beau !
    Je voudrais maintenant vider jusqu'à la lie

    Ce calice mêlé de nectar et de fiel !
    Au fond
    de cette coupe où je buvais la vie,
    Peut-être restait-il une goutte de miel ?
    Peut-être l
    'avenir me gardait-il encore
    Un retour de bonheur dont
    l'espoir est perdu ?
    Peut-être dans la foule, une âme que j'ignore
    Aurait compris mon âme, et m'aurait répondu ?...
    La fleur tombe en livrant ses parfu
    ms au zéphire;
    À la vie, au soleil, ce sont là ses adieux;
    Moi, je meurs; et mon âme, au moment qu'elle expire,
    S'exhale comme un
    son triste et mélodieux.


     

     





     

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